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Francis Manneau : « Pour arriver au sommet, nous avons énormément bossé. »

Francis Manneau, le « bâtisseur » du Yutz Handball Féminin raconte pour le Comité de Moselle de Handball, ses nombreuses années comme entraîneur puis président des Louves. Entraîneur depuis la création de la section féminine en 1979, il a franchi toutes les étapes pour mener son club dans l’élite du handball français. 

Pouvez-vous nous raconter la création de la section féminine à Yutz ?

On a commencé en 1979, en championnat de Moselle. Je suis tombé sur un groupe de filles extraordinaires qui voulaient bosser à fond. Il me semble qu’en l’espace de deux saisons, nous sommes montés en pré-nationale. À partir de 1983, à l’exception d’une saison, nous évoluons en championnat de France. Cependant, nous sommes restés longtemps en Nationale 2. Mais ce n’était pas les mêmes structures qu’aujourd’hui, les championnats étaient beaucoup plus restreints. 

Vous avez dû vivre de super moments avec toutes ces montées ? 

Oui, en effet, en 1992, nous avons terminé champion de France de National 2, nous sommes donc allés jouer les finales ultra-marines en Guadeloupe, un voyage vraiment mémorable. D’abord, nous sommes allés jouer la finale à Clermont-Ferrand, que nous avons remporté et qui nous a validé notre place pour les finales ultra-marines en Guadeloupe. C’est vraiment un super souvenir parce que nous avons gagné la finale métropolitaine et la finale ultra-marine. On est parti de rien pour arriver au sommet, nous avons énormément bossé. 

Après votre voyage en Guadeloupe comment s’est déroulée la suite de cette épopée ? 

Nous sommes donc montés en N1, il y avait uniquement deux poules de 12. En 1999, nous sommes premières de notre poule de N1, nous jouons donc les finalités. Finalement nous terminons vice-championnes de France, mais nous accédons à la deuxième division. Après quelques années à jouer le maintien et viser le haut de tableau, c’est au terme de la saison 2003/2004 que nous parvenons à monter en première division. C’était vraiment fantastique, la soirée était folle ! 

Yutz en D1, dans votre salle, cela devait être incroyable ! Puis même pour vous, tout a changé dans votre vie ? 

Pendant 3 ans, nous avons joué en D1, à guichets fermés. Nous avions 120 abonnés pour une capacité de 600 places. On ne va pas se mentir, nous sommes un petit club et c’était très compliqué pour nous. J’étais entraîneur professionnel depuis que nous étions montés en D1, j’avais dû quitter mon emploi au Crédit Mutuel pour devenir entraîneur à plein temps. J’étais devenu salarié du club. La dernière année de D1 s’est très mal passée, j’ai été licencié, j’ai quitté le club et j’avais pris la décision de prendre une année sabbatique.

Vous avez quitté le club, puis vous êtes revenu… 

Je suis revenu deux ans plus tard à la demande du maire de Yutz. Il souhaitait que je reprenne le club qui était dans de grandes difficultés financières et sportives. Le club était au bord de la faillite. De ce fait, je suis président du club de Yutz depuis 2008. Lors de mon retour, j’ai alors cumulé les deux postes = président et entraîneur, nous avons fait les mauvais choix pour l’entraîneur, j’ai décidé de reprendre l’équipe. Cette période a duré jusqu’en 2013/2014 et l’arrivée de Gilles Boutiali, qui est un excellent coach. 

 

Francis Manneau, ancien coach et actuel président de Yutz. Photo : Le Républicain Lorrain

Récemment sans parler du Covid, il y a une année compliquée en D2 et aussi en N1… 

Oui, il y a eu quelques soucis avec les entraîneurs, il y a des problèmes très personnels aussi. J’ai dû refaire une pige comme entraîneur à un moment. Puis après nous avons décidé d’orienter le club sur la formation. Nous avons de très bonnes joueuses en U18 Championnat de France et nous avons souhaité les intégrer au groupe de l’équipe fanion assez rapidement. Les filles qui sont montées ont été géniales, elles se sont données à fond et c’est une grande réussite pour nous. 

Remonter en D2, est-ce un réel avantage pour vos jeunes joueuses ? 

Remonter en D2 permettrait peut-être à certaines joueuses de rester à Yutz et de pouvoir se montrer par rapport à d’autres clubs c’est sûr. Il y a des joueuses, leurs projets est de jouer en D1. C’est évident que si nous arrivons à monter en D2 d’ici deux ans, les jeunes formés au club se poseraient la question de rester chez nous ou de rejoindre un centre de formation et de jouer en N1. L’objectif est de jouer les premiers rôles et en fonction des circonstances on verra ce qu’il se passera, mais nous souhaitons vraiment remettre le club en D2. 

Pour ma dernière question, quand est-ce que nous verrons Yutz en Ligue Butagaz Énergie et Ligue des Champions ? 

C’est une blague ça ? Il faut être réaliste et avoir les pieds sur terre. Il y a 15 ans c’était possible, notre salle est trop petite, puis il faut un gros budget. Le but est de pérenniser le club en Division 2. La Lorraine est une terre de handball, mais Yutz c’est le club phare de la ville et nous devons nous développer un peu. La Champion’s League, j’aurais pu en rêver mais plus maintenant. Si on ne trouve pas un milliardaire (rires) ou gagner au loto, ça me semble irréalisable aujourd’hui.

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Lucie Webert – Porcelette « Les 20 ans du club c’est mon plus beau souvenir »

Lucie Webert est présidente du club de Porcelette depuis 2018, à la suite du départ de Patrick Clement. Au club depuis ses 11 ans, elle a joué, puis elle a commencé à coaché pour enfin devenir présidente. Il est vrai que Lucie Webert envisageait de reprendre un jour ou l’autre la présidence du club, mais elle ne l’imaginait pas aussi rapidement.  

Je crois savoir que sur votre première saison de présidente vous avez organisé une superbe journée pour vos joueuses… 

Oui, sur ma première saison en tant que présidente en 2018, avec nos -13, -15 et -18 filles, nous étions partis à la Maison du Handball à Créteil. Le matin, nous avons visité les locaux, et l’après-midi, elles ont eu la chance de faire un entraînement sur le terrain annexe. La séance avait été organisée par Gilles Boutiali, puisqu’il était venu avec nous. En plus, nous avons eu beaucoup de chances, c’était le week-end des finales de coupe de France. Il y avait tous les entraîneurs de LNH et LFH en formation, donc nous les avons tous vu. L’Équipe de France féminine venait faire son shooting photo l’après-midi, donc nos joueuses ont eu la chance de les rencontrer. Cette journée avait été financée par toutes les actions qu’on avait mise en place tout au long de l’année. 

Pouvez-vous nous parler des objectifs du club de Porcelette ? 

Rejouer ! Nous souhaitons aussi développer au maximum les équipes jeunes pour ensuite les faire monter en senior. Le but est de faire perdurer les équipes afin qu’elles puissent grimper les échelons. Notre équipe senior masculine évolue aujourd’hui en Première Division Territoriale.

Il est comment ce championnat de Pré-nationale Féminine ? 

Nous sommes en Pré-Nationale, nous savons que le championnat est à notre niveau, ça joue déjà très bien. Même si ce n’est plus le même niveau qu’il y a dix ans. Aujourd’hui, le niveau de pré-nationale féminin est équivalent au niveau de l’excellence d’avant. Il n’y a pas assez de jeunes, donc pas assez équipes au-dessus du lot. Cependant, parfois on perd des rencontres parce que nous ne sommes pas assez sur la feuille de match. Si ces matchs-là, on arrivait à les gagner, sur un bilan comptable ça serait différent et on pourrait vite monter en Nationale 3. Par contre, c’est un championnat qui est encore bien différent et je ne sais pas si nous aurons la carrure pour faire des résultats.  

Alors, vous nous le disiez, vous êtes présidente et aussi joueuse, parlez nous de votre parcours. 

Je joue sur deux postes : arrière et pivot. J’ai commencé en -12 à l’époque, je jouais déjà à Porcelette. Je suis une joueuse qui aime vraiment le contact, un peu hargneuse.  J’ai aussi fait une année au pôle espoir à Metz. Je suis passé par l’Équipe de Moselle. Il y a des années, je n’ai pas joué parce que je me suis blessée, mais j’ai fait toutes les catégories au club. En tant que joueuse, mon souvenir le plus marquant est d’avoir gagné une Coupe de Lorraine contre Hettange Grande. C’était il y a quelques années maintenant. Je me souviens, les tribunes de notre salle étaient vraiment remplies. Puis, si on parle de mes plus beaux souvenirs, c’est aussi ma première assemblée générale, en 2018, c’était les 20 ans ou le club était totalement indépendant. 

Marcel Bodelot « Fontoy, c’est mon club de coeur »

Arrivé par hasard dans le handball grâce à des amis lorsqu’il était au collège, Marcel Bodelot a trouvé dans ce sport une seconde famille, qui l’accompagne depuis maintenant 11 ans. Après avoir fait toutes ses classes au sein du club de Fontoy, il devient président de son club de coeur en juillet 2020. À 24 ans, il jongle entre ses études d’infirmier, sa vie de président de club, d’entraîneur des U18 et de joueur. 

Pouvez-nous nous parler du club de Fontoy ? 

Le club de Fontoy vient de fêter ses 50 ans, c’est un club familial et aussi compétitif. Nous avons toutes les catégories masculines, malheureusement, nous avons énormément de mal à attirer des filles, puisque d’autres clubs très proche de nous le font et le font très bien.  

Je suis aussi coach des U18 depuis 3 ans. J’évolue en équipe première aussi.

Comment s’est faite votre arrivée à la présidence du club ? 

L’ancien président m’avait déjà proposé il y a quelques années, mais je venais d’avoir 18 ans, je rentrais dans les études supérieur et je m’étais dit que c’était un peu tôt. Mes études me prennent du temps, j’ai donc laissé couler. En juillet dernier, nous avons fait une AG, je me suis proposé et il n’y avait personne qui souhaitait prendre le relais, ça s’est fait assez naturellement. 

Quelle a été votre réaction quand vous avez été élu ? 

Au début, on se dit « dans quoi on s’embarque », il faut savoir bien être entouré et je pense que je le suis au sein de mon club, c’est le même comité qui est en place depuis des années. Par rapport au contexte actuel, je n’ai pas eu grand chose à faire hormis des réunions avec la mairie qui souhait apprendre à me connaître. J’ai encore beaucoup à apprendre et quand la situation sanitaire s’améliorera, nous pourrons entre dans le vif du sujet.  

C’est vraiment une deuxième famille pour vous le club de Fontoy ? 

C’est mon club de coeur, j’ai eu des occasions de partir mais je m’y plais vraiment bien. Tout n’est pas tout rose ou parfait, mais c’est là ou j’ai grandi. Je ne me sentira pas à l’aise ailleurs, mais je ne retrouvais pas mon club. La notion de proximité à aussi jouer, je suis souvent en stage avec l’école et puis pour m’investir avec les jeunes c’est plus simple de rester ici. 

Vous aviez pensé traverser tout ce chemin avec Fontoy ? 

Je ne pense pas avoir pensé que le handball me plaise aussi longtemps. Aujourd’hui le handball, c’est toute ma vie, même si ce n’est pas mon gagne pain. Mais ça me permet de vider l’esprit  :je regarde beaucoup de matchs, je joue, j’entraîne. On a tous eu nos phases on a eu envie d’arrêter, mais la passion a toujours repris le dessus. 

On va parler un peu de vous sur un terrain, quel type de joueur êtes-vous ? 

Au niveau des postes, je suis un peu le couteau suisse : j’ai commencé pivot, puis après arrière à l’aile. Mais en dernier, j’évolue plus sur le poste de pivot, c’est un poste qui me plaît même si je suis un joueur qui aime bien aller défier les défenses, dribbler, faire des uns contre uns. Je ne suis pas vraiment physique mais quand il s’agit de mettre de l’impact en défense, je pense répondre présent. 

Vous êtes le Luka Karabatic de Fontoy ?
Je n’ai pas cette prétention (rires) ! À mon poste j’apprécie beaucoup Nicolas Tournat qui évolue à Kielce aujourd’hui, il a cette façon de toujours s’arracher, d’aller au combat que j’aime énormément, tout comme Cédric Sorhaindo. J’aime bien aussi des joueurs techniques qui font le spectacle comme Abalo ou Gensheimer, j’essaye parfois de les imités, mais la réussite n’est pas vraiment la même (rires) ! 

Si un jour on voit Fontoy en Lidl Starligue, on ne sera pas choqué ? 

Actuellement, nous sommes au plus bas niveau départemental, mais avec un très gros projets. Nous avons restructuré l’équipe avec un coach, des anciens joueurs du club qui sont revenus des jeunes et petit à petit nous allons essayer de grimper les échelons. Voir Fontoy en Lidl Starligue ? Si je pense qu’il faudrait que vous soyez choqué quand même ! 

Je vous laisse le mot de la fin 

Je tenais à remercier la mairie de Fontoy qui nous aide énormément grâce à des subventions. Nous avons fait une réunion pour parler des budgets et nous soutiennent énormément, heureusement. Merci aussi à toutes les personnes qui gravitent autour du club ! 

Nous souhaitons vraiment redorer l’image du club, retrouver un aspect compétitif à tous les niveaux et pour les plus jeunes, nous voulons continuer sur la même dynamique et que les effectifs grandissent. À Fontoy, le formation est bonne et nous travaillons dur pour conserver nos jeunes en U18 et en sénior.

Franck Ferster « On reste un groupe ambitieux »

À 48 ans, Franck Ferster compte de nombreuses années dans le sport, quelques unes quand il était enfant dans le handball et dans aussi d’autres sports. Seulement, lorsque son fils âgé de 14 ans aujourd’hui a souhaité faire du handball, toute la famille a accroché. Au sein de la direction du club depuis l’an passé, lorsque l’ancien président a quitté ses fonctions, Franck Ferster s’est lancé ! 

Chez les jeunes, vous arrivez à avoir toujours autant d’équipe ? 

C’est plus compliqué, en -15 ans par exemple, l’année dernière ils étaient beaucoup et en plus nous avions surclassé certains joueurs, et cette année malheureusement, ils ne sont que huit. L’an  prochain, ils vont certainement être plus nombreux. Mais c’est toujours le même soucis chez les jeunes. En -18 nous avons le même problème, il y a deux ans, c’était limite puis l’année dernière et cette année c’était vraiment au top ! 

Contrairement aux années précédentes, on remarque que Courcelles-Chaussy n’a plus d’équipe féminine … 

Oui, il nous manque énormément de filles au sein du club. Le vice président a fait un groupe de travail avec des mamans, des joueuses qui jouent en loisir, nous avons appelé ça « Les Ailes de Courcelles ». L’objectif est de reconstruire des équipe féminines. Même en -11, -9 nous n’avons pas les moyens de créer des équipes de filles. Nous souhaitons vraiment développer cette section féminine, c’est un projet qui nous tient à coeur. Malgré la situation sanitaire, la pandémie, nous prenons du retard mais ça reste un groupe de travail ambitieux. 

Pourquoi ce besoin semble primordial pour vous à Courcelles-Chaussy ? 

Nous souhaitons attirer plus de monde forcément ! À l’époque, c’était un club qui était réputé pour ses équipes féminines. Si on veut avoir des équipes séniors filles, il faut qu’on récupère des jeunes, qu’on les forme, et qu’on les amène en sénior dans notre club. Ça nous a embeté de perdre notre équipes sénior féminine cette année, maintenant on essaye de récupérer des jeunes pour reconstruire cette section féminine. Et puis, on se rend compte que nos filles jouent très bien avec les garçons en -11, -13 mais quand elles vont passer en -15 nous n’aurons plus rien à leur proposer et devront quitter le club… C’est dommage de former des jeunes, qui s’en sortent très bien et de les voir partir. 

Vous souhaitez former des jeunes joueuses où attirer des joueuses déjà expérimentées ? 

Les deux possibilités sont primordiales ! Nous avions une équipe de sénior fille depuis des années au club ! Le problème c’est que nous avions pas eu un vivier de jeunes filles pour continuer cette équipe. L’année dernière, si une joueuse travaillait le samedi soir ou était malade, ça coinçait, elles n’étaient plus assez pour jouer… Voilà pourquoi le club aujourd’hui veut recréer cette dynamique autour des filles sans pour autant délaisser les garçons ! Pour attirer des joueurs et des joueuses, il faut que nos catégories montent de niveau !

Grégory Wagner « continuer sur cette dynamique et monter les échelons »

Grégory Wagner, président du Thionville Moselle Handball, affiche. le projet très ambitieux de son club. À la lutte pour la montée en N2 avant l’arrêt définitif des compétition, le TMHB se prépare pour la saison prochaine avec un recrutement impressionnants

Vous avez pris le rôle de président cette année, vous êtes donc le successeur de Philippe Ouchene à la tête du club, comment ça se passe pour vous ?

Nous étions en tandem avec Philippe depuis qu’il avait repris la présidence. Aujourd’hui il est toujours dans le club, en tant que manager général. Ça se passe tout de même bien malgré la situation sanitaire qui complique les choses, mais nous essayons de maintenir nos projets.

Est-ce le Thionville Moselle Handball a été particulièrement impacté par cette crise sanitaire ? 

Je pense que c’est plus ou moins pareil pour tout le monde. À mon avis, nous allons pouvoir dresser un bilan en début de saison prochaine surtout. Parce que beaucoup de jeunes vont arrêter, d’autres nous disent qu’ils vont continuer mais nous ne sommes sur de rien. Nous allons en savoir plus lors du renouvellement des licences. 

Pouvez-nous parler du projet de votre équipe fanion qui évolue en N3 ? 

Nous avions plutôt bien commencé la saison puisque nous étions premier ex-aequo avec P2H. Certains joueurs arrêtent, mais l’ossature globale est conservée. De plus, nous avons mis en place un recrutement très ambitieux pour pouvoir taper un grand coup en Nationale 3 la saison prochaine.  L’objectif est toujours le même que pour cette saison, monter en Nationale 2. Nous souhaitons vraiment continuer sur cette dynamique et monter les échelons. Et forcement, nous devons passer par un gros recrutement. 

On peut aussi discuter du recrutement ambitieux du TMHB ? 

Nous avons actuellement recruté Jimmy Sibille, l’actuel capitaine de Metz Handball qui évolue en Nationale 1. Jimmy aura un rôle d’encadrement chez nous. Est-ce qu’il sera capitaine ? Je ne sais pas, ça sera à Ambrosio Dos Santos, l’entraineur de décider. Mais en tout cas, nous sommes content de sa venue, il connaît le club pour y avoir déjà joué, puis c’est un excellent joueur et excellent défenseur. Puis, c’est un mec intelligent, un meneur d’homme. Il saura dire ce qu’il faut sur le terrain et dans le vestiaire. Ainsi que Clément Roméro qui était à Sarrebourg et qui dispose d’une expérience du très haut niveau ! 

La formation Thionvilloise ces dernières années est marquée par la réussite de nombreux joueurs. Jimmy Portes à Strasbourg, Marc Leyvigne à Nancy, Simon Vauchelet a effectué quelques passages en Proligue aussi. Vous avez toujours cette volonté d’aider les jeunes à atteindre le plus haut niveau ? 

Exactement, nous avons bataillé pour conserver la section sportive à Thionville. Nous sommes aussi entrain de recruter des entraineurs pour travailler sur différents aspects comme le coaching mental et la musculation. Nous voulons franchir des paliers et retrouver la formation qui a fait la grandeur du club de Thionville. Puis nous avons comme but d’augmenter la cadence d’entrainement qui est nécessaire pour la formation. 

Comment faire pour qu’aujourd’hui vous puissiez conserver vos meilleurs joueurs ? 

L’objectif aussi c’est de garder et offrir à nos jeunes joueurs le meilleur niveau possible. Évidemment qu’aujourd’hui, nous ne pouvons pas rivaliser avec les structures professionnelles. Puis le problème, c’est les études pour les jeunes, il n’y a pas d’université à Thionville. Cependant, avec la mairie, nous travaillons sur un projet de sport à haut niveau afin d’offrir des logements pour les jeunes du club et de les conserver à Thionville. C’est fondamental pour nous d’être au plus haut niveau dans toutes les catégories, nous deviendrons obligatoirement plus attractif. Chaque année, nous essayons de prendre un ou deux joueurs de l’équipe espoir pour l’intégrer au groupe de Nationale 3. 

Le Gymnase Jean Pierre Adams à Thionville lors de la rencontre opposant le TMHB à P2H (photo : Lucas Deslangles)

Thionville peut rêver d’une montée en Proligue ? 

Oui ça serait formidable. Pour l’instant le plus important serait de monter en Nationale 1, un championnat que le club a déjà connu par le passé. Puis, la mairie de Thionville, nous dit de ne pas nous mettre de barrière et d’aller au plus haut possible. Si un jour, nous montons en Proligue, nous aurions le soutient de la ville et c’est très important. De plus, à Thionville, il n’y a pas de sport collectif populaire. Mais avant de parler de Proligue, il y a d’autres échelons à gravir. Pour l’instant, nous sommes vraiment focaliser sur la formation. Puis, que les gens qui viennent nous voir, prennent du plaisir, quand les gens viennent nous voir au JP Adams, nous voulons leur offrir un véritable spectacle comme contre P2H. 

Sophie Grzelak : « Nous sommes un des rares clubs à avoir augmenté notre nombre de licenciés. »

Sophie Grzelak, présidente du HBC Bure depuis deux saisons compte pas moins de dix saisons au sein du club. Animatrice, secrétaire, trésorière et maintenant présidente, elle se livre pour nous parler d’un club familial. 

Pouvez-nous parler de votre arrivée à la présidence du HBC Bure, puis la situation dans laquelle se trouve le club actuellement ? 

Ça s’est fait naturellement, l’ancien président souhaitait que je reprenne la présidence du club et j’ai donc accepté. Après quelques années de secrétariat, me voilà présidente du club. La situation du club est tout de même bonne. Nous sommes en pleine expansion. Cette saison, nous sommes un des rares clubs à avoir augmenté notre nombre de licenciés. Nous avons des équipes dans toutes les catégories. Forcément, cela demande plus de travail, puisqu’il faut trouver les entraîneurs, les créneaux horaires, mais on y arrive.

Comment s’est passée la reprise ? 

Nous reprenons avec les jeunes en extérieur, mais nous avons eu du mal à trouver des terrains en macadam. La mairie nous a laissé le terrain de foot en herbe et ils ont un terrain rouge, c’est mieux que rien. Et puis les enfants sont vraiment content de pouvoir se retrouver et de pouvoir reprendre le handball. Nous attendions aussi les nouvelles dispositions et puis nous nous adaptons aussi avec la météo, qui n’est pas toujours au rendez-vous. Dès qu’il fait beau, on essaye de tous les retrouver. C’est un petit village, alors ça arrive qu’on croise les -15 et -18 jouer au city-stade, donc on discute aussi avec eux. 

Vous réussissez à garder le contact avec tous vos licenciés ? 

Avec les jeunes, nous arrivons assez facilement à garder le contact. Mais c’est vrai qu’avec les seniors c’est plus compliqué. Ils râlent un peu, ils ont aussi envie de reprendre le hand ! C’est vrai que pour les adultes, c’est plus compliqué, nous leur avons juste demandé de faire des séances de renforcement de leur côté et de se prendre en main, mais c’est compliqué de faire plus. 

Cela ne fait pas très longtemps que vous disposez d’équipes seniors, comment ça se passe pour elles ? 

Oui, les équipes seniors c’est vraiment récent pour nous. Cela fait seulement trois ans que nous avons des équipes de seniors. Avant nous étions vraiment que sur les jeunes puis nous les voyons partir à leurs 18 ans… ça m’embêtait vraiment puisqu’à l’époque j’entraînais les -18 garçon et puis de les voir partir après ça fait quelque chose. J’en avais parlé avec le président de l’époque et il était d’accord pour tenter l’aventure, ça a été un réel succès. Ils sont montés rapidement en première division départementale et tellement nous avons eu de demandes, nous avons créé une deuxième équipe. Au total, la saison dernière, nous avons eu une trentaine de licenciés en seniors garçon. 

Avez-vous aussi ouvert une équipe féminine ? 

Oui, cette année-là, nous avons aussi ouvert une équipe de senior féminine. La demande était aussi très forte. Puis à l’époque nous avions qu’une équipe de loisir. Des filles d’un autre club sont venues avec leurs entraîneurs, donc on s’est dit que si nous faisons une équipe de garçons, nous pouvions aussi faire une équipe de filles ! 

Pouvez-vous nous parler de Deborah Dangueuger ?
C’est grâce à des amis qu’elle s’est retrouvée à Bure. Elle a des amis qui évoluent en senior garçon et en senior fille, donc elle venait régulièrement les voir jouer. Au début, c’est vrai que Déborah était assez renfermée, sûrement un peu dégoûtée du handball, mais la passion est très vite revenue. Elle a aidé le coach des seniors filles puis a décidé de retourner sur le terrain, mais pas en tant que gardienne. Enfin, elle s’est proposée de m’aider pour entraîner les seniors garçons et les -18 garçons qui devenaient très nombreux. On en profite pour faire du spécifique gardien, c’est une aide très précieuse. Déborah est très investie dans le club, au sein des équipes dans un premier temps, puis même dans le comité, elle est devenue secrétaire du club. C’est quelqu’un de très apprécié de tous et elle a surtout repris goût au handball. 

Mélissa Bau « Une communauté sportive est née »

Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Mélissa Bau, présidente du Plappeville Handball. En dehors de ses activités dans le handball, elle travaille à la mairie de Metz en tant qu’agent spécialisé des écoles maternelles.

Bonjour Mélissa, comment es-tu arrivée dans le handball ?

Je n’ai jamais pratiqué de handball, j’ai commencé en octobre par du handfit. J’ai découvert ce sport à travers mes filles, qui ont commencé il y a 3 ans à Metz Handball. Aujourd’hui je suis aussi présidente du Plappeville Handball Club.

Comment est venue l’idée de créer un club ?

Plusieurs enfants du village de Plappeville allaient faire du handball à Metz. Avec mon amie Lenka Kysučanová, une ancienne pro de Metz Handball  nous avons eu cette idée: créer une association sportive. Je me suis retrouvée face à un problème : j’avais des coaches, des enfants, mais pas de salle. Puis en présentant le projet à Monsieur Defaux, Maire de  Plappeville  nous avons réussi à avoir le lieu.

L’aventure commence !

C’est un club récent, comment se sont déroulés ses débuts ?

Jusqu’au mois de mars 2020 tout se déroulait très bien, nous avions une équipe de -9 féminine.  Elles étaient environ une vingtaine. Nous avions de beaux projets, des enfants toujours présents et motivés mais la COVID a tout arrêté malheureusement. Pour ce début d’année, nous avons créé une équipe de -11 ans féminine, recruté des papas qui veulent se former, entraîner l’équipe mixte-9 ans, et créer une section handfit. Une dizaine de joueuses dont des mamans de licenciés ont rejoint l’équipe!Les parents et enfants attendent la reprise avec impatience.Une  communauté sportive est née!

On peut donc dire que Plappeville souhaite atteindre la Ligue Butagaz Énergie d’ici dix ans ? 

Ah non! La Ligue Butagaz Énergie ce n’est pas dans dix ans pour Plappeville ! Avec Svetlana et Lenka, ça sera bien avant ! Non plus sérieusement, nous ne savons pas ! Nous souhaitons reprendre les entraînements.Le plus bel objectif: partager de la bonne humeur ,vivre de bons moments. Nous voulons aussi faire découvrir  le handball aux papas, faire des petites oppositions avec les enfants. Après pour l’équipe féminine adulte, certaines aiment le handball, d’autres le fitness alors c’est vrai que le handfit est un très bon compromis ! Nous voulons faire découvrir au village de Plappeville toutes les facettes du handball !

On parlait de Lenka Kysučanová mais il y aussi Svetlana Ogjnenovic, les enfants comprennent par qui ils sont entraînés ?

Les filles de l’année dernière qui ont eu plus d’entraînements ont vraiment compris.On a évoqué le parcours des deux anciennes joueuses professionnelles, elles sont super fières de pouvoir recevoir des conseils de leur part. Pour les enfants comme pour les parents, c’est incroyable ! C’est  une chance de leur proposer des entraînements de qualité.

Olivier Choffart : « L’ouverture de la section baby hand a séduit à 100% les parents et les enfants »

Aujourd’hui, cap sur Hombourg-Haut pour rencontrer son président, Olivier Choffart. Handballeur depuis sa jeunesse, il a toujours pratiqué le handball malgré quelques coupures, ce sport est sa passion et cela se ressent. 

Pouvez-vous nous raconter votre parcours dans le handball ? 

J’ai commencé le handball quand j’avais environ une dizaine d’années. J’ai joué au club de Behren avec lequel nous avons évolué jusqu’en Nationale 2. Nous devions être promu en Nationale 1, mais il fallait beaucoup d’argents pour accéder à ce niveau. Ensuite, j’ai connu quelques pépins physiques notamment au genou, je me suis fait les ligaments croisés à 18 ans. J’ai donc souhaité faire une rupture avec le handball afin de me consacrer pleinement à ma vie professionnelle avant de revenir quelques années plus tard. J’ai repris au club de Hombourg en 2008 tout d’abord en tant qu’entraineur des -12 ans. Puis, je suis devenu président du club en 2010. Je me suis arrêté deux ans entre temps, car j’avais besoin de souffler, mais aujourd’hui je suis bien de retour et nous essayons de tout faire pour que le club évolue. 

En parlant d’évolution, nous allons parler de la section baby hand qui a été crée il y a peu de temps dans votre club, combien de licencié comporte-t-elle ? 

L’année dernière, nous avions quasiment 30 jeunes de moins de 6 ans. Cette saison nous en avons encore une bonne quinzaine, il y a eu certainement l’effet COVID aussi ! Il y a eu beaucoup de nouveaux licenciés pour accompagner les quelques uns présent l’an passé. C’est une section qui s’est très bien développée, nous avons mis en place des personnes qui voulaient s’engager et que nous avons formé. 

Pourquoi avoir fait ce choix d’ouvrir une section babyhand ?

L’ouverture de la section baby hand a séduit à 100% les parents et les enfants ! Le créneau de baby hand existe depuis longtemps. Il y avait une petite section et le samedi matin, on s’occupait des petits. Ce qui a changé, nous avons une personne qualifiée, qui possède un diplôme d’animateur baby hand. À ce jour, c’est plus qu’une satisfaction, les parents arrivent au club avec leurs enfants et nous accordent leur confiance. C’est une section très attractive et ça, les parents apprécient énormément ! 

Qu’avez vous montré aux parents pour qu’ils souhaitent amener leurs enfants dans votre club ? 

Tout d’abord, l’expérience de nos animateurs est très importante pour les parents, c’est pour cela que le club souhaite accompagner ses entraineurs pour qu’ils puissent encore se développer. C’est un club très convivial, les encadrants sont proches des enfants et des parents. 

Derrière cette ouverture, se cache-t-il l’envie de former et d’emmener les enfants au plus haut niveau ? 

C’est sûr que si nous arrivons à les faire évoluer c’est très bien. Mais c’est une tranche d’âge où ils découvrent alors soit ils accrochent, soit ils n’accrochent pas. Pour l’instant, pour la première passation, nous avons 5,6 joueurs qui ont rejoint l’équipe des -9 ans. Les jeunes ont accroché au projet ! Il faut commencer petit pour pouvoir construire et les faire évoluer avec nous. 

Selon vous, qu’est ce qui fait que les jeunes accrochent à cette pratique du handball bien différentes de ce qui peut se faire chez les -12 ans par exemple ? 

Beaucoup de pédagogie, beaucoup de jeu  ! Nous devons faire en sorte qu’ils s’amusent et qu’ils aient envie de revenir ! À cet âge là, nous leur proposons de faire des petits goûter, plein d’activités pour qu’ils aient envie de rester et qu’ils se sentent bien dans la structure. 

Les enfants sont demandeurs de vouloir jouer et d’apprendre ? 

Comme je peux le constater à nos séances, les jeunes sont ravis de revenir aux entrainements, avec cette période de coupure, ils sont demandeurs et veulent vraiment apprendre le handball ! Cela fait partie de l’attraction du club. À la reprise, nous avons réussi à récupérer tous les jeunes et ils étaient vraiment heureux de revenir !

Horaire des entrainements Babyhand : Samedi de 9h30 à 12h00 

Vincent Engler : « Le challenge est de faire en sorte que les enfants prennent du plaisir à jouer »

Présent au bord des terrains de football durant sa jeunesse, Vincent ENGLER, le nouveau Président de Sarreguemines a découvert le handball avec l’UNSS. C’est que quelques années plus tard, grâce à son fils qu’il redécouvre le handball. Ambitieux et passionné, il est prêt à tout pour faire faire grandir son club

 Comment s’est déroulée votre prise de fonction ?

Ça a été compliqué à cause du Covid. La transition s’est faite cet été alors que les gymnases étaient encore fermés et que nous ne pouvions pas accueillir du monde. Compliqué aussi parce que  les personnes à qui je succède sont des personnes fragiles sur un point de vue santé et il était donc préférable de ne pas se voir et de tout faire en visio-conférence ou par téléphone. Je tiens à remercier le Comité de Moselle qui m’a beaucoup aidé dans les démarches et répondu à toutes mes questions. Surtout que je n’y connaissais pas grand-chose.

Vous aviez déjà eu des expériences dans l’associatif ?

Pas du tout ! C’est ma première expérience dans le monde du bénévolat et de l’associatif. Seulement après trois ans dans le handball, je me fais propulser dans le grand bain en devenant président du club. Ça fait parties des expériences où il faut se lancer, essayer et surtout ne pas avoir peur de se « ramasser ». À partir du moment où les gens qui gravitent autour de vous sont bienveillants et vous aident, il n’y a aucune raison que cela ne fonctionne pas.

Aujourd’hui, le club comporte combien d’équipes ?

En tout, nous avons trois équipes. Il y a deux équipes en -13 ans et une équipe -18 ans filles. En septembre, nous avions souhaité l’ouverture d’une section -15 ans garçons mais le manque de joueurs ne nous l’a pas permis. Cependant, nous ne désespérons pas de l’engager dans des matchs amicaux en incluant un ou deux adultes faisant parti de notre équipe loisir ou même des coachs. Nous aurions bien aimé reformer une équipe -9 ou -11 mais le manque d’encadrants a fait que ce projet n’a pas pu être réalisé malgré les nombreuses demandes. En faisant des actions ciblées, on devrait arriver à recruter des jeunes. D’ailleurs, nous nous sommes inscrits dans le projet «ticket sport» qui permet aux enfants des écoles de Sarreguemines de pratiquer différentes activités.

En tant que nouveau président, quelles sont vos ambitions ?

La première ambition fondamentale est que le club continue ses activités en assurant l’encadrement et ceci dans le respect de notre budget. Sur l’aspect sportif, malheureusement nous allons nous adapter à la situation actuelle. Le challenge ce n’est pas spécialement de faire des performances dans le championnat mais faire en sorte que les jeunes prennent du plaisir et les faire adhérer à ce sport. La seconde ambition est d’intéresser des parents ou autres pour étoffer l’encadrement de la structure. De plus, la création de la nouvelle salle municipale devrait permettre au club de Sarreguemines de se développer encore plus.. En effet nous allons avoir d’ici quelques années un très beau gymnase comportant deux terrains dont un avec des tribunes de 1500 places. Suite aux discussions avec la mairie, l’idée est que cette salle devienne la maison du club. Actuellement pour nous c’est compliqué, nous sommes sur quatre gymnases. Pour une question de logistique ce n’est pas pratique, nous devons régulièrement déplacer notre matériel.

Un rêve fou : 2024, nouvelle salle, cette même année le club est en N1, en 2025 Sarreguemines monte en Proligue et allez, 10 ans plus tard, le club joue un Final 4 de la Ligue des Champions à Cologne, on signe ?

Bien-sûr qu’on signe ! C’est exactement ça notre projet sur le long terme !

William Weber « Nous voulons amener des jeunes dans notre club ! »

À seulement 19 ans, William Wéber est devenu l’année dernière le président du club de Carling – l’Hopital. Originaire de Porcelette, il commence le handball en 2013 dans le club de sa ville avant de rejoindre Falck après deux saisons. Cela fait maintenant 4 ans que le jeune étudiant en licence professionnelle MAC LNP (Management des Activités Commerciales, spécialisation Lancement de Nouveaux Produits) évolue à Carling au poste d’ailier gauche. 

Pouvez-vous nous parler de l’histoire de votre club ? 

Le handball club de Carling existe depuis 1981. Cette année nous allons fêter nos 40 ans. Nous avons le même code postal que L’Hopital, 57490, les deux communes sont collées. En 2006, les deux clubs se sont assemblés. La structure comporte aujourd’hui deux équipes : une équipe loisir et une équipe de sénior masculin évoluant en deuxième division départementale. Nous comptons une trentaine de licenciés. 

Avec votre équipe loisir, vous avez connu un bon démarrage ? 

En loisir, nous n’avons pas pu faire un match puis l’équipe est encore en construction. Nous espérons voir de nouveaux joueurs arriver après cette période délicate. Nous sommes en sous-effectif, il n’y a que six joueurs : quatre hommes et deux femmes. Puis s’il faut, certains joueurs de l’équipe sénior pourront venir compléter la feuille de match et venir prendre du plaisir !

Comment s’est déroulé le début de championnat ?

Le début de championnat se passait bien. Nous étions en milieu de classement avec un match de retard. Notre objectif est vraiment de s’amuser et de prendre du plaisir. Nous venons d’être relégués, nous avons perdu des joueurs. Cependant, des joueurs débutants ont rejoint le club, et notre volonté c’est de les accompagner et de les former à un niveau auxquels ils pourront avoir du temps de jeu et s’épanouir. 

Quels sont les objectifs du club aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, le club Carling-l’Hopital ne dispose d’aucune section jeune mais nous voulons en créer. Dès que possible nous allons faire du démarchage dans les écoles afin de parler de notre sport et notre club. Nous avons vraiment cette volonté de vouloir amener des jeunes dans notre club. L’objectif serait vraiment de garder notre équipe à son niveau actuel pour former des adultes débutants. Pour le loisir, nous voulons s’amuser, partager. Des anciens joueurs confirmés font parti de l’équipe et aide les nouveaux à progresser, je trouve cet état d’esprit vraiment génial. Niveau effectif, ça serait interessant de l’accroître.

Enfin, nous avons vu que vous êtes souvent actif sur les réseaux sociaux… 

Oui, nous essayons vraiment d’être présent sur les réseaux sociaux depuis cette année. La vidéo de notre maillot pour les 40 ans, il y a plus de 1000 vues alors que nous avons seulement 300 abonnés, ce projet a été une véritable réussite et cela nous fait vraiment plaisir !