Mois : avril 2021

 

Grégory Wagner « continuer sur cette dynamique et monter les échelons »

Grégory Wagner, président du Thionville Moselle Handball, affiche. le projet très ambitieux de son club. À la lutte pour la montée en N2 avant l’arrêt définitif des compétition, le TMHB se prépare pour la saison prochaine avec un recrutement impressionnants

Vous avez pris le rôle de président cette année, vous êtes donc le successeur de Philippe Ouchene à la tête du club, comment ça se passe pour vous ?

Nous étions en tandem avec Philippe depuis qu’il avait repris la présidence. Aujourd’hui il est toujours dans le club, en tant que manager général. Ça se passe tout de même bien malgré la situation sanitaire qui complique les choses, mais nous essayons de maintenir nos projets.

Est-ce le Thionville Moselle Handball a été particulièrement impacté par cette crise sanitaire ? 

Je pense que c’est plus ou moins pareil pour tout le monde. À mon avis, nous allons pouvoir dresser un bilan en début de saison prochaine surtout. Parce que beaucoup de jeunes vont arrêter, d’autres nous disent qu’ils vont continuer mais nous ne sommes sur de rien. Nous allons en savoir plus lors du renouvellement des licences. 

Pouvez-nous parler du projet de votre équipe fanion qui évolue en N3 ? 

Nous avions plutôt bien commencé la saison puisque nous étions premier ex-aequo avec P2H. Certains joueurs arrêtent, mais l’ossature globale est conservée. De plus, nous avons mis en place un recrutement très ambitieux pour pouvoir taper un grand coup en Nationale 3 la saison prochaine.  L’objectif est toujours le même que pour cette saison, monter en Nationale 2. Nous souhaitons vraiment continuer sur cette dynamique et monter les échelons. Et forcement, nous devons passer par un gros recrutement. 

On peut aussi discuter du recrutement ambitieux du TMHB ? 

Nous avons actuellement recruté Jimmy Sibille, l’actuel capitaine de Metz Handball qui évolue en Nationale 1. Jimmy aura un rôle d’encadrement chez nous. Est-ce qu’il sera capitaine ? Je ne sais pas, ça sera à Ambrosio Dos Santos, l’entraineur de décider. Mais en tout cas, nous sommes content de sa venue, il connaît le club pour y avoir déjà joué, puis c’est un excellent joueur et excellent défenseur. Puis, c’est un mec intelligent, un meneur d’homme. Il saura dire ce qu’il faut sur le terrain et dans le vestiaire. Ainsi que Clément Roméro qui était à Sarrebourg et qui dispose d’une expérience du très haut niveau ! 

La formation Thionvilloise ces dernières années est marquée par la réussite de nombreux joueurs. Jimmy Portes à Strasbourg, Marc Leyvigne à Nancy, Simon Vauchelet a effectué quelques passages en Proligue aussi. Vous avez toujours cette volonté d’aider les jeunes à atteindre le plus haut niveau ? 

Exactement, nous avons bataillé pour conserver la section sportive à Thionville. Nous sommes aussi entrain de recruter des entraineurs pour travailler sur différents aspects comme le coaching mental et la musculation. Nous voulons franchir des paliers et retrouver la formation qui a fait la grandeur du club de Thionville. Puis nous avons comme but d’augmenter la cadence d’entrainement qui est nécessaire pour la formation. 

Comment faire pour qu’aujourd’hui vous puissiez conserver vos meilleurs joueurs ? 

L’objectif aussi c’est de garder et offrir à nos jeunes joueurs le meilleur niveau possible. Évidemment qu’aujourd’hui, nous ne pouvons pas rivaliser avec les structures professionnelles. Puis le problème, c’est les études pour les jeunes, il n’y a pas d’université à Thionville. Cependant, avec la mairie, nous travaillons sur un projet de sport à haut niveau afin d’offrir des logements pour les jeunes du club et de les conserver à Thionville. C’est fondamental pour nous d’être au plus haut niveau dans toutes les catégories, nous deviendrons obligatoirement plus attractif. Chaque année, nous essayons de prendre un ou deux joueurs de l’équipe espoir pour l’intégrer au groupe de Nationale 3. 

Le Gymnase Jean Pierre Adams à Thionville lors de la rencontre opposant le TMHB à P2H (photo : Lucas Deslangles)

Thionville peut rêver d’une montée en Proligue ? 

Oui ça serait formidable. Pour l’instant le plus important serait de monter en Nationale 1, un championnat que le club a déjà connu par le passé. Puis, la mairie de Thionville, nous dit de ne pas nous mettre de barrière et d’aller au plus haut possible. Si un jour, nous montons en Proligue, nous aurions le soutient de la ville et c’est très important. De plus, à Thionville, il n’y a pas de sport collectif populaire. Mais avant de parler de Proligue, il y a d’autres échelons à gravir. Pour l’instant, nous sommes vraiment focaliser sur la formation. Puis, que les gens qui viennent nous voir, prennent du plaisir, quand les gens viennent nous voir au JP Adams, nous voulons leur offrir un véritable spectacle comme contre P2H. 

Sophie Grzelak : « nous sommes un des rares clubs à avoir augmenté notre nombre de licenciés. »

Sophie Grzelak, présidente du HBC Bure depuis deux saisons compte pas moins de dix saisons au sein du club. Animatrice, secrétaire, trésorière et maintenant présidente, elle se livre pour nous parler d’un club familial. 

Pouvez-nous parler de votre arrivée à la présidence du HBC Bure, puis la situation dans laquelle se trouve le club actuellement ? 

Ça s’est fait naturellement, l’ancien président souhaitait que je reprenne la présidence du club et j’ai donc accepté. Après quelques années de secrétariat, me voilà présidente du club. La situation du club est tout de même bonne. Nous sommes en pleine expansion. Cette saison, nous sommes un des rares clubs à avoir augmenté notre nombre de licenciés. Nous avons des équipes dans toutes les catégories. Forcément, cela demande plus de travail, puisqu’il faut trouver les entraîneurs, les créneaux horaires, mais on y arrive.

Comment s’est passée la reprise ? 

Nous reprenons avec les jeunes en extérieur, mais nous avons eu du mal à trouver des terrains en macadam. La mairie nous a laissé le terrain de foot en herbe et ils ont un terrain rouge, c’est mieux que rien. Et puis les enfants sont vraiment content de pouvoir se retrouver et de pouvoir reprendre le handball. Nous attendions aussi les nouvelles dispositions et puis nous nous adaptons aussi avec la météo, qui n’est pas toujours au rendez-vous. Dès qu’il fait beau, on essaye de tous les retrouver. C’est un petit village, alors ça arrive qu’on croise les -15 et -18 jouer au city-stade, donc on discute aussi avec eux. 

Vous réussissez à garder le contact avec tous vos licenciés ? 

Avec les jeunes, nous arrivons assez facilement à garder le contact. Mais c’est vrai qu’avec les seniors c’est plus compliqué. Ils râlent un peu, ils ont aussi envie de reprendre le hand ! C’est vrai que pour les adultes, c’est plus compliqué, nous leur avons juste demandé de faire des séances de renforcement de leur côté et de se prendre en main, mais c’est compliqué de faire plus. 

Cela ne fait pas très longtemps que vous disposez d’équipes seniors, comment ça se passe pour elles ? 

Oui, les équipes seniors c’est vraiment récent pour nous. Cela fait seulement trois ans que nous avons des équipes de seniors. Avant nous étions vraiment que sur les jeunes puis nous les voyons partir à leurs 18 ans… ça m’embêtait vraiment puisqu’à l’époque j’entraînais les -18 garçon et puis de les voir partir après ça fait quelque chose. J’en avais parlé avec le président de l’époque et il était d’accord pour tenter l’aventure, ça a été un réel succès. Ils sont montés rapidement en première division départementale et tellement nous avons eu de demandes, nous avons créé une deuxième équipe. Au total, la saison dernière, nous avons eu une trentaine de licenciés en seniors garçon. 

Avez-vous aussi ouvert une équipe féminine ? 

Oui, cette année-là, nous avons aussi ouvert une équipe de senior féminine. La demande était aussi très forte. Puis à l’époque nous avions qu’une équipe de loisir. Des filles d’un autre club sont venues avec leurs entraîneurs, donc on s’est dit que si nous faisons une équipe de garçons, nous pouvions aussi faire une équipe de filles ! 

Pouvez-vous nous parler de Deborah Dangueuger ?
C’est grâce à des amis qu’elle s’est retrouvée à Bure. Elle a des amis qui évoluent en senior garçon et en senior fille, donc elle venait régulièrement les voir jouer. Au début, c’est vrai que Déborah était assez renfermée, sûrement un peu dégoûtée du handball, mais la passion est très vite revenue. Elle a aidé le coach des seniors filles puis a décidé de retourner sur le terrain, mais pas en tant que gardienne. Enfin, elle s’est proposée de m’aider pour entraîner les seniors garçons et les -18 garçons qui devenaient très nombreux. On en profite pour faire du spécifique gardien, c’est une aide très précieuse. Déborah est très investie dans le club, au sein des équipes dans un premier temps, puis même dans le comité, elle est devenue secrétaire du club. C’est quelqu’un de très apprécié de tous et elle a surtout repris goût au handball.